Virus de la dengue : Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes

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Section I – Agent infectieux

Nom

Virus de la dengue

Type d'agent

Virus

Taxonomie

Famille

Flaviridae

Genre

Orthoflavivirus

Espèce

denguei

Sous-espèce/souche/isolat clonal

Les sous-espèces comprennent le VDEN-1, le VDEN-2, le VDEN-3 et le VDEN-4Note de bas de page 1.

Synonyme ou renvoi

Le virus de la dengue est également connu sous le nom de fièvre des os brisés (breakbone fever); fièvre de Dandy (dandy fever)Note de bas de page 2. C'est l'agent causal de la dengue.

Caractéristiques

Brève description

Les particules du virus de la dengue (VDEN) sont des sphères d'un diamètre d'environ 50 nm qui ont un génome à ARN simple brin linéaire de sens positif de 11 kbNote de bas de page 3. Après avoir pénétré dans la cellule hôte et libéré de la capside, le génome à ARN à simple brin de sens positif est traduit en une polyprotéine ayant une longueur de 3 400 acides aminés, qui est ensuite clivée par des protéases virales et d'autres encodées par l'hôte pour produire 10 protéines : trois protéines structurales (C, E, prM) et sept protéines non structurales désignées NS1, NS2A, NS2B, NS3, NS4A, NS4B et NS5Note de bas de page 3. Plusieurs copies de la protéine de la capside (C) encapsulent le génome à ARN, créant la nucléocapside, qui forme le noyau de la particule du VDEN. La nucléocapside est recouverte d'une bicouche lipidique, dans laquelle deux protéines transmembranaires sont positionnées, formant une enveloppe protectrice externe de glycoprotéines. Cette couche protectrice est composée de 180 copies de protéines de l'enveloppe (E) et de la membrane (prM/M), avec proportions variées en fonction du stade de maturité.

Propriétés

Les infections de dengue sont causées par quatre virus étroitement apparentés : le VDEN-1, le VDEN-2, le VDEN-3 et le VDEN-4 qui partagent environ de 60 % à 70 % d'homologie de leurs séquences d'acides aminésNote de bas de page 3Note de bas de page 4. Pendant l'infection par le VDEN, les protéines structurelles sont essentielles pour l'assemblage, la libération, la maturation et l'infectivité des virions, tandis que les protéines non structurelles jouent un rôle important dans la réplication virale et pour éluder la réponse immunitaire de l'hôteNote de bas de page 3. La protéine E permet au virus de pénétrer dans les cellules sensibles en se liant aux récepteurs cellulaires.

Le VDEN présente deux formes morphologiques distinctes, le virion intracellulaire immature et le virion matureNote de bas de page 5. Le virion immature présente des pointes asymétriques à la surface, mais subit une réorganisation importante causée par l'acidification de ces protéines de surface codées par le virus à l'intérieur de la cellule, lors de sa maturation dans les cellules infectéesNote de bas de page 5Note de bas de page 6Note de bas de page 7. Le virion mature se distingue par les protéines E et M associées à la membrane, encodées par le virus, qui forment une surface relativement lisse. La particule virale intracellulaire immature contient la protéine E et une protéine précurseur de la membrane (prM) qui sera clivée par des enzymes protéolytique en protéine M au cours de la maturation.

Section II – Identification des dangers

Pathogénicité et toxicité

L'infection par l'un des quatre sérotypes du VDEN induit une immunité protectrice contre ce sérotype, mais ne confère pas une protection à long terme contre l'infection par les autres sérotypesNote de bas de page 8. La dengue peut être catégorisée en dengue asymptomatique, non compliquée et graveNote de bas de page 7. La fièvre est habituellement le premier symptôme pour les deux, présentant un schéma biphasique dans lequel la fièvre tombe, puis réapparaît deux jours plus tardNote de bas de page 9. La fièvre peut durer de deux à sept jours et peut être associée à des manifestations crâniennes, musculosquelettiques et gastro-intestinales. Les manifestations crâniennes comprennent des maux de tête graves et des douleurs oculaires rétro-orbitales. Les manifestations musculosquelettiques comprennent des douleurs articulaires et musculaires, et elles constituent les principaux symptômes associés à la dengue. Les manifestations gastro-intestinales varient, allant des nausées et des vomissements intermittents à l'anorexie. Une éruption cutanée caractéristique est le symptôme secondaire le plus courant après la fièvre. L'éruption cutanée primaire survient de trois à six jours après l'apparition de la fièvreNote de bas de page 9. Dans le cas de la dengue grave, les manifestations hémorragiques habituelles sont les pétéchies, l'épistaxis, un test du tourniquet positif ou la thrombocytopénie, les fuites plasmatiques, l'effusion pleurale et les ascitesNote de bas de page 7. Les hospitalisations pour les cas de dengue grave surviennent surtout chez les enfants, avec un taux de mortalité dépassant les 5 % dans certaines régionsNote de bas de page 10. Le taux de mortalité lié à la dengue grave non traitée est de 10 % à 20 %Note de bas de page 2.

Épidémiologie

Chaque année, il y a environ 400 millions cas et 22 000 décès causés par la dengue dans le mondeNote de bas de page 11. L'incidence de la dengue a été multipliée par 30 au cours des 50 dernières années, alors que trois milliards de personnes vivent aujourd'hui dans plus de 100 pays des régions tropicales et subtropicales où la maladie est endémiqueNote de bas de page 12. La dengue symptomatique est une maladie qui touche principalement les enfants plus âgés et les jeunes adultes (personnes âgées de cinq à 14 ans) dans les régions hyperendémiquesNote de bas de page 13Note de bas de page 14. Les nourrissons courent un risque accru de contracter une maladie graveNote de bas de page 14Note de bas de page 15Note de bas de page 16. Une grande étude épidémiologique effectuée au Brésil a démontré que la dengue symptomatique pendant la grossesse est associée à un risque accru d'accouchement prématuré et de mort fœtaleNote de bas de page 14Note de bas de page 17. La dengue pendant la grossesse a des effets néfastes pour la mère ou le fœtus, avec une possibilité de prématurité et d'hémorragie post-partum, ainsi qu'un taux de mortalité maternelle élevé de 15,9 %Note de bas de page 18. Une étude effectuée en Thaïlande a aussi démontré que les enfants de 0 à quatre ans présentaient le taux de mortalité le plus élevéNote de bas de page 13Note de bas de page 14. Les personnes âgées sont également exposées à un risque accru d'infection grave en raison de comorbidités fréquentes liées à l'âge qui peuvent entraîner des complications liées à la dengue, dont les plus courantes sont les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et l'insuffisance rénaleNote de bas de page 14Note de bas de page 19. En 2023, plusieurs pays, dont le Bangladesh, le Brésil, le Burkina Faso, Fidji, le Pakistan, les Philippines et le Vietnam, ont signalé une augmentation notable des cas de dengue par rapport aux années précédentesNote de bas de page 20. En 2024, plus de 14 millions de cas de dengue et plus de 10 000 décès liés à la dengue ont été signalés dans le mondeNote de bas de page 21. La plupart des cas à l'échelle mondiale ont été signalés dans la région de l'Organisation panaméricaine de la Santé (OPS). Cette région a signalé plus de 12,5 millions de cas en 2024, dont 53 % ont été confirmés en laboratoire, et plus de 7 000 décès. Le Brésil a signalé le plus grand nombre de cas en 2024 (plus de 10 millions), suivi de l'Argentine, du Mexique, de la Colombie et du Paraguay.

Au Canada, il y a environ de 200 à 300 cas de dengue importés recensés et diagnostiqués chaque annéeNote de bas de page 22. Tous ces cas se sont produits chez des voyageurs revenant de pays où le VDEN est présent. La plupart des voyageurs canadiens infectés par le virus ne présentent aucun symptôme ou seulement des symptômes légers. Par conséquent, le nombre réel de cas importés de dengue au Canada est probablement beaucoup plus élevé.

Gamme d'hôtes

Hôtes naturels

Les humains, les primates non humains et les moustiques sont les principaux hôtes. Le VDEN est transmis horizontalement aux humains par la piqûre de femelles de moustiques infectées des espèces hôtes Aedes aegypti ou Aedes albopictusNote de bas de page 23. Les cycles sylvatiques du VDEN ont été démontrés en Asie, où des données sérologiques et d'isolement du virus suggèrent une association entre les singes Macaca et Presbytis et le VDEN-1, le VDEN-2 et le VDEN-4 zoonotiques, dont les principaux vecteurs sont les moustiques Aedes niveusNote de bas de page 24Note de bas de page 25.

Une étude récente a signalé la présence du VDEN chez divers animaux et oiseaux, notamment les porcs (34,1 %), les marsupiaux (13 %), les oiseaux (11 %), les chauves-souris (10,1 %), les chevaux (5,1 %), les bovidés (4,1 %), les rongeurs (3,5 %), les chiens (1,6 %) et autres petits animaux (7,3 %)Note de bas de page 26.

Autres hôtes

Les animaux infectés expérimentalement comprennent les souris, les primates non humains, les cochons et les musaraignesNote de bas de page 27.

Dose infectieuse

Un nombre inférieur à 10 unités de formation de plaque (UFP) cause une infection chez 50 % des volontaires traités par l'administration d'un vaccin candidat crée avec une souche atténuée du VDENNote de bas de page 28.

Période d'incubation

La période d'incubation typique de la maladie est de quatre à sept jours, mais elle peut varier de trois à 10 jours. Les symptômes qui surviennent plus de deux semaines après l'exposition sont peu susceptibles d'être causés par le VDENNote de bas de page 2.

Transmissibilité

Il existe deux cycles de transmission primaires qui maintiennent le virus de la dengue : 1) les moustiques transmettent le virus d'un primate non humain à un autre et 2) les moustiques transmettent le virus d'un humain à un autreNote de bas de page 2Note de bas de page 7Note de bas de page 29. Le cycle de transmission urbaine aux humains se produit dans les habitats domestiques et péri-domestiques par les moustiques femelles appartenant principalement à l'espèce Ae. aegypti et, dans une moindre mesure, Ae. AlbopticusNote de bas de page 2Note de bas de page 30Note de bas de page 31. La transmission dans les régions tropicales et subtropicales du monde comprend un cycle sylvatique et enzootique entre les primates non humains et les moustiques arboricoles du genre AedesNote de bas de page 32. Le débordement de la transmission sylvatique aux humains est considérée possible, bien qu'il n'existe aucune preuve d'une amplification sylvatique des éclosions humaines. La transmission périnatale, par transfusions sanguines, le lait maternel et les transplantation d'organes ont été rapportéesNote de bas de page 33.

Section III – Dissémination

Réservoir

Humains et primates non humainsNote de bas de page 2Note de bas de page 7Note de bas de page 32.

Zoonose

Aucune.

Vecteurs

Les moustiques sont des vecteurs du VDEN; Aedes aegypti et Aedes albopictus transmettent le virus aux humains et Aedes niveus transmet le virus aux primates non humainsNote de bas de page 23Note de bas de page 31.

Section IV – Viabilité et stabilité

Sensibilité/résistance aux médicaments

Aucune.

Sensibilité aux désinfectants

Le VDEN est sensible à une dilution d'eau de Javel à 1:10 et à 70 % d'éthanolNote de bas de page 28. Les virus sont sensibles à 1 % d'hypochlorite de sodium, à 2 % de glutaraldéhyde, à 2 % d'acide péracétique, aux idophores, aux composés phénoliques et au peroxyde d'hydrogène allant de 3 % à 6 %Note de bas de page 34.

Inactivation physique

Le VDEN peut être efficacement inactivé par la chaleur humide (121 °C pendant au moins 15 minutes) et par la chaleur sèche (de 160 à 170 °C pendant au moins une heure)Note de bas de page 28. Le virus nécessite une exposition aux rayons ultraviolets de 45 minutes ou plus à une distance de 75 cm de la source pour être complètement inactivéNote de bas de page 35. Le virus est également inactivé à un pH de 3Note de bas de page 28.

Survie à l'extérieur de l'hôte

L'ARN de la dengue a été détecté dans du sang séché pendant une période pouvant atteindre jusqu'à neuf semaines, à température ambianteNote de bas de page 36. Un VDEN viable a été récupéré dans des plaquettes après une période de sept jours à une température de 22 °C et dans des concentrés de globules rouges après 42 jours entre 1 à 6 °CNote de bas de page 37.

Section V – Premiers soins et aspects médicaux

Surveillance

Les méthodes de diagnostic en laboratoire pour confirmer l'infection par le VDEN peuvent comprendre la détection du virus, de l'acide nucléique viral, des antigènes ou des anticorps, ou une combinaison de ces techniquesNote de bas de page 38. Après le début de la maladie, le virus peut être détecté dans le sérum, le plasma, les cellules sanguines en circulation et d'autres tissus pendant quatre à cinq jours. Au stade précoce de la maladie, l'isolement du virus, la détection de l'acide nucléique ou des antigènes peuvent être utilisés pour diagnostiquer l'infection. À la fin de la phase aiguë de l'infection, la sérologie est la méthode de choix pour le diagnostic. Les anticorps IgM sont le premier isotype d'immunoglobuline à apparaître. Ces anticorps sont détectables chez 50 % des patients entre le troisième et le cinquième jour suivant le début de la maladie augmentant à 80 % le cinquième jour et à 99 % le dixième jour. Avant le cinquième jour de la maladie, pendant la période fébrile, les infections par la dengue peuvent être diagnostiquées par l'isolement du virus en culture cellulaire, par la détection de l'ARN viral par amplification par réaction en chaîne par polymérase avec transcription inverse en temps réel (RT-qPCR) ou par PCR conventionnelle, en utilisant des amorces appropriés, ou par détection d'antigènes viraux par méthodes immuno-enzymatiques (ELISA) ou des tests rapidesNote de bas de page 11Note de bas de page 38.

Remarque : Les recommandations spécifiques pour la surveillance en laboratoire devraient provenir du programme de surveillance médicale, qui est fondé sur une évaluation locale des risques des agents pathogènes et des activités en cours, ainsi qu'une évaluation globale des risques du programme de biosécurité dans son ensemble. De plus amples renseignements sur la surveillance médicale sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité.

Premiers soins et traitement

Le traitement des cas de dengue non compliqués est basé sur le soulagement des symptômes. La plupart des cas de dengue peuvent être traités à la maison avec de l'acétaminophène et des fluides par voie orale. Pour les personnes atteintes de dengue grave, une hospitalisation est souvent nécessaireNote de bas de page 12. Les personnes présentant une maladie grave peuvent recevoir des solutions cristalloïdes par voie intraveineuseNote de bas de page 38. Des colloïdes peuvent être administrés aux patients en état de choc et sont également préférables si le patient a déjà reçu des bolus de solutions cristalloïdes et qu'il n'y a pas répondu au traitement. La transfusion sanguine est justifiée dans les cas de saignements graves ou suspectés lorsque le patient reste instable. La transfusion de plaquettes est envisagée lorsque le taux de plaquettes chute à moins de 20 000 cellules/microlitre et qu'il y a un risque élevé de saignementNote de bas de page 2.

Remarque : Les recommandations spécifiques concernant les premiers soins et les traitements en laboratoire devraient provenir du plan d'intervention après exposition, qui est élaboré dans le cadre du programme de surveillance médicale. De plus amples renseignements sur le plan d'intervention après l'exposition sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité.

Immunisation

Le vaccin Dengvaxia a récemment été approuvé aux États-Unis pour les enfants âgés de neuf à 16 ans, mais seulement s'ils ont déjà été infectés par le VDEN et qu'ils vivent dans des régions où le VDEN est fréquentNote de bas de page 39. Les fournisseurs de vaccins administrent trois doses par voie sous-cutanée et chaque dose est administrée à six mois d'intervalle (à 0, six et 12 mois) pour une protection complète. Dengvaxia protège les enfants contre la maladie, les hospitalisations et les cas de dengues graves huit fois sur 10 (80 %) chez les enfants qui ont déjà eu la dengue avant la vaccination. La protection est efficace pendant au moins six ansNote de bas de page 38. La vaccination contre la dengue n'est pas offerte au Canada et elle n'est pas approuvée pour les voyageurs canadiens qui se rendent dans d'autres paysNote de bas de page 40. Dengvaxia est maintenant homologué dans 20 pays où le VDEN est endémique, bien que la mise en œuvre de l'immunisation ait été limitée à des programmes de santé publique infranationaux de seulement deux pays, le Brésil et les PhilippinesNote de bas de page 41.

Remarque : De plus amples renseignements sur le programme de surveillance médicale sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité et en consultant le Guide canadien d'immunisation.

Prophylaxie

Il n'y a actuellement aucune prophylaxie pour la dengueNote de bas de page 42.

Remarque : De plus amples renseignements sur la prophylaxie dans le cadre du programme de surveillance médicale sont disponibles dans le Guide canadien sur la biosécurité.

Section VI – Dangers pour le personnel de laboratoire

Infections contractées en laboratoire

Quatorze cas ont été signalés jusqu'en 1988. En 2014, une travailleuse en laboratoire de 30 ans en Corée du Sud a été infectée par le VDEN à la suite à une blessure par piqûre d'aiguille au cours de la filtration du virus et a présenté des symptômes comme de la fièvre, des nausées, des douleurs musculaires et une éruption maculopapulaireNote de bas de page 43. Aux États-Unis, en 2018, le retrait incorrect des gants avec une plaie ouverte au doigt a probablement entraîné une infection cutanée symptomatiqueNote de bas de page 44. Un autre cas d'infection contractée en laboratoire a été signalé en Australie concernant un scientifique effectuant des expériences sur l'infection et la transmission par les moustiques. Le patient portait un équipement de protection individuelle adéquat, mais a signalé une piqûre de moustique non gorgé de sang qui s'était échappé au cours de la journée, mais il a nié s'être piqué avec une aiguille ou avoir eu des contacts par voie mucocutanée avec le mélange sang/virusNote de bas de page 45Note de bas de page 46. Au cours des analyses, la réponse des anticorps était dirigée contre le même sérotype de virus que celui utilisé pendant l'expérience en laboratoire.

Remarque : Veuillez consulter la Norme canadienne sur la biosécurité et le Guide canadien sur la biosécurité pour obtenir de plus amples renseignements sur les exigences relatives à la déclaration des incidents d'exposition. Une ligne directrice canadienne sur la biosécurité décrivant les procédures de déclaration est également disponible.

Sources et échantillons

Sang humain infecté, tissu hépatique, pulmonaire et rénal humain. Lignées cellulaires rénales, liquide céphalorachidien (LCR), rate et ganglions lymphatiques de primates non humainsNote de bas de page 47Note de bas de page 48Note de bas de page 49.

Dangers primaires

Inoculation parentérale ou piqûres de moustique infecté expérimentalementNote de bas de page 49.

Dangers particuliers

Aucun.

Section VII – Contrôle de l'exposition et protection personnelle

Classification par groupe de risque

Le VDEN est un pathogène humain du groupe de risque 2 et un pathogène animal du groupe de risque 1Note de bas de page 50.

Exigences de confinement

Les installations, l'équipement et les pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 tels que décrits dans la Norme canadienne sur la biosécurité pour le travail avec des matières, des animaux ou des cultures infectieux ou possiblement infectieux.

Vêtements de protection

Les exigences applicables au niveau de confinement 2 pour l'équipement et les vêtements de protection individuelle décrites dans la Norme canadienne sur la biosécurité doivent être respectées. L'équipement de protection individuelle pourrait comprendre l'utilisation d'un sarrau et des chaussures réservées (p. ex., bottes, chaussures) ou des chaussures de protection supplémentaires (p. ex., couvre-botte ou couvre-chaussure) dans les cas où les planchers pourraient être contaminés (p. ex., salles animalières, salles de de nécropsie), des gants lorsque le contact direct de la peau avec des matériaux ou des animaux infectés est inévitable, et une protection oculaire lorsqu'il existe un risque connu ou potentiel d'exposition à des éclaboussures.

Remarque : Une évaluation locale des risques permettra de déterminer la protection appropriée pour les mains, les pieds, la tête, le corps, les yeux, le visage et les voies respiratoires. De plus, les exigences relatives à l'équipement de protection individuelle pour la zone de confinement et les activités de travail doivent être documentées.

Autres précautions

Une enceinte de sécurité biologique (ESB) ou autres dispositifs de confinement primaire doivent être utilisés pour les activités utilisant des récipients ouverts, en fonction des risques associés aux caractéristiques inhérentes de la matière réglementée, de la possibilité de produire des aérosols infectieux ou des toxines aérosolisées, de la manipulation de fortes concentrations de matières réglementées ou de la manipulation de grands volumes de matières réglementées.

Utilisation d'aiguilles et de seringues strictement limitée. Le pliage, le cisaillement, le rebouchage ou l'élimination d'aiguilles de seringues est à éviter, et, si nécessaire, à effectuer uniquement comme spécifié dans les procédures d'opération normalisées (PON). Des précautions supplémentaires sont requises pour les travaux comprenant des animaux ou des activités à grande échelle.

Des précautions appropriées doivent être prises lors du travail avec des arthropodes infectés. Cela peut inclure la mise en œuvre d'un programme visant à prévenir les fuites et à détecter tout arthropode échappé, ainsi que l'utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI) appropriés, entre autres mesuresNote de bas de page 51Note de bas de page 52.

Pour les laboratoires de diagnostic qui manipulent des échantillons primaires provenant de patients susceptibles d'être infectés par le VDEN, les ressources suivantes peuvent être consultées :

Section VIII – Manutention et entreposage

Déversements

Laisser les aérosols se déposer. Tout en portant de l'équipement de protection individuelle, couvrir doucement le déversement avec du papier absorbant et appliquer un désinfectant approprié, à partir du périmètre et en allant vers le centre. Permettre un contact suffisant avec le désinfectant avant le nettoyage (Guide canadien sur la biosécurité).

Élimination

Toutes les matières ou substances qui sont en contact avec les matières réglementées doivent être entièrement décontaminées avant d'être retirées de la zone de confinement ou des procédures d'opérations normalisées (PON) doivent être en place afin de déplacer ou de transporter les déchets en toute sécurité hors de la zone de confinement vers une zone de décontamination désignée ou une tierce partie. On peut y parvenir en utilisant des technologies et des procédés de décontamination qui se sont avérés efficaces contre les matières réglementées, comme les désinfectants chimiques, l'autoclavage, l'irradiation, l'incinération, un système de traitement des effluents ou la décontamination gazeuse (Guide canadien sur la biosécurité).

Entreposage

Les exigences applicables en matière de confinement de niveau 2 pour l'entreposage, décrites dans la Norme canadienne sur la biosécurité, doivent être respectées. Les contenants primaires de matières réglementées enlevés de la zone de confinement doivent être étiquetés, étanches aux fuites, résistants aux impacts et gardés soit dans des équipements d'entreposage verrouillés, soit dans une zone à accès limité.

Section IX – Renseignements sur la réglementation et autres

Renseignements sur la réglementation canadienne

Les activités contrôlées avec le VDEN nécessitent un permis d'agent pathogène humain et de toxines, délivré par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC).

Voici une liste non exhaustive des désignations, règlements ou lois applicables :

Dernière mise à jour

Janvier 2025

Rédigé par

Centre de la biosûreté, Agence de la santé publique du Canada.

Mise en garde

L'information scientifique, opinions et recommandations contenues dans cette Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes ont été élaborées sur la base de ou compilées à partir de sources fiables disponibles au moment de la publication. Les dangers nouvellement découverts sont fréquents et ces informations peuvent ne pas être totalement à jour. Le gouvernement du Canada ne se tient pas responsable de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l'utilisation de ces renseignements.

Les personnes au Canada sont tenues de se conformer aux lois pertinentes, y compris les règlements, les directives et les normes applicables à l'importation, au transport et à l'utilisation d'agents pathogènes et toxines au Canada, établis par les autorités réglementaires compétentes, notamment l'Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement et Changement climatique Canada et Transports Canada. La classification des risques et les exigences réglementaires connexes mentionnées dans la présente Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes, telles que celles qui figurent dans la norme canadienne de biosécurité, peuvent être incomplètes et sont spécifiques au contexte canadien. D'autres juridictions auront leurs propres exigences.

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2026-04-20